le Centre Spatial Guyanais

LE CENTRE SPATIAL GUYANAIS : Berceau de l'aventure spatiale européenne pour l'accès à l'espace, le Centre Spatial Guyanais est opérationnel depuis plus de 30 ans et ses installations, parmi les plus modernes et les mieux situées au monde, sont parfaitement adaptées aux opérations de préparation et de lancement de satellites et de véhicules spatiaux. Depuis le 9 avril 1968, date du premier lancement d'une fusée-sonde Véronique, plus de 500 opérations de lancement ont été réalisées à partir du Centre Spatial Guyanais, Port Spatial de l'Europe. LE SITE DE KOUROU Dans ses conclusions, le rapport de la Direction scientifique et technique du C.N.E.S. établit un classement par points en fonction des critères de sélection retenus. Cinq sites peuvent être envisagés, mais la Guyane arrive largement en tête. Parallèlement, toujours en février 1964, un rapport comparatif entre le Roussillon et la Guyane concernant l'implantation d'une base de lancements spatiaux conclut à la supériorité du site Guyanais, malgré une estimation de coûts d'investissement et de fonctionnement bien plus importants. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), installé à Kourou (Guyane française), présente les meilleures conditions d'implantation géographique, avec une position à 5°3' au Nord de l'équateur et une large ouverture vers l'Est sur l'océan Atlantique. Cette localisation offre au Centre Spatial Guyanais un double avantage pour les lancements vers l'est : - Le lanceur profite au maximum de l'énergie fournie par la vitesse de rotation de la terre autour de l'axe des pôles. Cet effet de fronde lui procure un complément de vitesse de l'ordre de 460 mètres/seconde. - En permettant une économie de carburant, le lanceur peut placer, pratiquement sans correction de trajectoire, des satellites en orbite de transfert géostationnaire.* Ces avantages diminuent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'équateur. La large ouverture sur l'océan permet des lancements aussi bien vers le Nord (pour les satellites polaires) que vers l'Est (pour les satellites en orbite géostationnaire) qui représentent la moitié du marché des satellites civils. D'autres puissances spatiales ont dû dédoubler leurs structures de lancement, en créant une base pour les tirs vers l'est, une autre pour les lancements vers le Nord (Etats Unis par exemple). C'est en 1964, après de nombreuses études et enquêtes menées par le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) que le gouvernement français choisit la Guyane parmi les 14 sites pressentis pour l'installation d'une nouvelle base spatiale. La Guyane bénéficie d'une situation privilégiée et d'atouts majeurs qui font du Centre Spatial Guyanais (CSG) une base unique au monde. Atouts géographiques :Une très large ouverture sur l'océan Atlantique rend possible toutes les missions spatiales, des lancements aussi bien vers l'Est (pour l'orbite géostationnaire) que vers le Nord (pour l'orbite polaire) avec un minimum de risque pour la population et les biens alentour. La proximité de l'équateur (5,3°N) permet de bénéficier au maximum de l'effet de fronde. · La faible densité de la population 40 000 habitants en 1964 sur un territoire de 91 000 km2 (soit le 1/6ème de la France), fortement concentrée sur la bande côtière. · Possibilité d'installer sur les collines environnantes des moyens de poursuite (radars et antennes de télémesure). Site bien ventilé et climat très supportable magré sa position équatoriale. Zone à l'abri des cyclones et des tremblements de terre. Atouts techniques et économiques : La base de lancement bénéficie d'atouts externes tels que les infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières. En ce qui concerne la base proprement dite, depuis sa création en 1964, un effort d'investissement important et constant a été réalisé. Cela a permis d'atteindre une qualité technique des moyens unanimement reconnue. Atouts humains et opérationnels : · Dans tous les domaines d'intervention de la base de lancement, le CNES/CSG et ses partenaires industriels ont su former des hommes, développer des méthodes, valider des procédures qui garantissent une excellente maîtrise de l'activité opérationnelle. LA MISSION DU C.S.G. Les missions du CSG s'inscrivent dans les objectifs poursuivis par l'Europe en matière de transport spatial, à savoir : Garantir à l'Europe un accès indépendant à l'espace, afin de lui permettre de réaliser les missions qui relèvent de sa souveraineté. Pour répondre à cet objectif, la France et les autres pays membres de l'ESA ont reconnu l'importance stratégique de disposer d'installations de lancement propres et ont décidé, dès 1973 , de les construire au CSG qui était déjà à l'époque un établissement du CNES.· Occuper une place de premier plan sur le marché mondial des services de lancement et entretenir la prospérité et la compétence de son industrie. Pour atteindre cet objectif, il fut décidé en 1980 de créer la société Arianespace, opérateur commercial des lanceurs européens Ariane et responsable des services de lancement. Le CSG est donc le Port spatial de l'Europe. C'est une des bases de lancement les plus modernes et mieux situées au monde, permettant les lancements Ariane vers tout type d'orbite avec des manœuvres simplifiées d'injection en orbite des satellites. Le terme CSG, Port Spatial de l'Europe désigne l'ensemble du site spatial, à l'intérieur duquel ont été réalisés : - Le Centre Technique, avec l'ensemble Centre de Contrôle Jupiter et le Musée de l'Espace, - Les Ensembles de Préparation des Charges Utiles (EPCU), - Les Ensembles de Lancement Ariane (ELA2 et ELA3), - Les installations de production et d'essais Ariane 5, - Les Stations de Localisation et de Télémesure Ariane, y compris les stations aval, - Les stations de contrôle de satellites Diane, KRU 93 et KRU 98, - D'autres installations techniques du Centre (par exemple moyens de télécommunication entre les différentes installations, moyens logistiques très variés). Le CSG s'étend sur près de 96 000 hectares etemploie un peu plus de 1 500 personnes qui travaillent sur le site au sein de laCommunauté Industrielle et Spatiale de Guyane (1): Usine Propergol de Guyane - (2): Station météorologique - (3): Ensemble de Lancement n°3 - (4): Ensemble de Lancement n°2 - (5): Centre Technique A l'intérieur du CSG, Port Spatial de l'Europe, on trouve les établissements et bureaux des entités donneurs d'ordre, l'ESA, le CNES, Arianespace et des partenaires industriels (comme Régulus, Europropulsion, EADS LAUNCH VEHICLES, l'Air-Liquide Spatial Guyane et d'autres) qui ont chacun des missions bien particulières. ARIANE V Toujours dans une optique de plus grande compétitivité, les premières réflexions concernant le développement d'un lanceur lourd susceptible de prendre la suite d'Ariane 4 commencent en 1977, avant même le premier lancement d'Ariane 1 et l'adoption des programmes Ariane 2 et 3 par l'ESA. A la fin du mois de mai 1979, une réflexion interne au CNES sur l'avenir spatial européen conduit à redéfinir la mission principale d'Ariane 5. Le successeur de la famille Ariane est doté d'une conception tout à fait nouvelle et est conçu sur la base de trois objectifs : · s'adapter au marché, les masses des satellites continuant à augmenter · améliorer la fiabilité du lanceur · abaisser les coûts. La masse de la charge utile pouvant être mise en orbite de transfert passe ainsi de 4 t pour une Ariane 4 à 5,5 t pour une Ariane 5. Il sera également possible de lancer une masse satellisable de 9 t lors des lancements doubles et de 11 t avec Ariane 5 Evolution. En janvier 1982, le schéma d'Ariane 5 est déterminé. Parmi plusieurs options présentées les 4 et 5 octobre 1984 à Evry, le CNES opte pour l'Ariane 5 à poudre, qui comporte un corps central hydrogène et oxygène liquides propulsé par le moteur Vulcain HM-60 agrémenté de deux gros propulseurs à propergol solide. Cette version Ariane 5 autorise des augmentations croissantes de puissance soit par l'adjonction de propulseurs d'appoint plus puissants, soit par l'addition d'un Etage Supérieur Cryotechnique, voire même la réunion des deux. Le 14 juin 1984, un Comité Interministériel autorise le CNES à entreprendre les études préparatoires d'Ariane-5 et du moteur cryotechnique HM-60 (Vulcain) , en coopération avec les partenaires de la France, dans le cadre de l'ESA. Le 31 janvier 1985, le Conseil des Ministres Européens de l'espace, réuni à Rome, accueille favorablement la proposition relative à Ariane 5 et décide le financement de la phase préparatoire. Les 9 et 10 novembre 1987, à la Haye, les membres de l'ESA estiment indispensable que l'Europe conserve une capacité de lancement autonome et concurrentielle, et décident de financer la phase de développement à hauteur de plus de 6 milliards d'EURO. Dix ans après les premières études, le programme Ariane 5 débute le 1er janvier 1988. La France contribue au coût total à hauteur de 45 %. Le premier lancement opérationnel est alors prévu pour 1995. Les 9 et 10 novembre 1992, les états membres de l'ESA acceptent aussi le principe d'un programme d'évolution d'Ariane 5 pour maintenir son adéquation au marché ainsi que le principe du soutien à Arianespace pour la phase de transition d'Ariane 4 à Ariane 5. Enfin, la préférence européenne pour les lancements par Ariane est réaffirmée. Par ses dimensions et ses cadences de vol, Ariane 5 nécessite une nouvelle aire de lancement. Le CNES propose la construction d'ELA3 (Ensemble de Lancement n° 3) sur la base de lancement Ariane située au nord d'ELA 1 près de Kourou en Guyane, et qui permet la poursuite des lancements d'Ariane 4 sans interférences possibles. Schéma - vue d'un écorché du lanceur Ariane 5 La version Ariane 5 avec 2 propulseurs à poudre, plus chère à réaliser que les autres types d'Ariane 5 proposées, reste toutefois plus rentable et plus fiable avec une coiffe spécialement conçue selon la nature de sa mission : notamment une structure particulière pour les lancements multiples appelée Speltra (Structure Porteuse Externe de Lancement Triple Ariane). COMMENT CELA MARCHE-T-IL ? Le rôle normal du lanceur Ariane est de placer 1 ou 2 satellites en orbite de transfert et, pour cela, de les accélérer jusqu'à leur donner en fin de vol une vitesse horizontale de 10,2 km/s grâce à laquelle ils culmineront ensuite à l'apogée de 36 000 km recherché. Le lanceur prend de la vitesse grâce à la poussée de ses moteurs et, bien sûr, moins la fusée est lourde, plus l'accélération est élevée. D'où la notion de plusieurs étages : dès qu'un étage est vide, il devient inutile, il est alors séparé ou largué et on allume le suivant. Le lanceur est ainsi progressivement allégé. Rôle du 1er étage Monter hors de l'atmosphère. Rôle du 2ème étage 1ère impulsion horizontale. Rôle du 3ème étage Accélérer pour atteindre la vitesse orbitale Mise sous orbite géostationnaire : Autour de la Terre, une multitude d'orbites sont possibles. Mais, l'une d'elles, et elle seule, est vraiment exceptionnelle : l'orbite des satellites géostationnaires ou plus simplement l'orbite géostationnaire. Grâce à elle, on peut ... immobiliser des satellites ! (du moins aux yeux d'un observateur terrestre.) Mais ce n'est qu'une illusion. La situation est comparable à ce qui se passe à la fête foraine, lorsqu'un adulte court autour du manège sur lequel est installé son enfant. S'il ajuste sa vitesse à celle du manège, il peut rester constamment à la hauteur de son enfant qui le voit immobile par rapport à lui. Il en est de même pour un satellite géostationnaire par rapport à un observateur terrestre. La mise en orbite d'un satellite géostationnaire se fait en plusieurs temps. Lorsque Ariane abandonne le satellite à lui-même, une vingtaine de minutes après avoir décollé de Kourou, ce n'est encore qu'un " objet " de deux ou trois tonnes qui survole l'Afrique à plus de 36 000 km/h L'impulsion fournie par le lanceur l'a injecté sur une orbite elliptique provisoire appelée Orbite de Transfert Géostationnaire (GTO) (périgée : 200 km, apogée environ : 36000km) qu'il décrit de manière spontanée, sans aucune intervention des contrôleurs du sol. Mise sous orbite héliosynchrone : Elle fait partie de la seconde catégorie de trajectoires singulières : l'orbite héliosynchrone. Les satellites qui y sont placés possèdent une étonnante (et unique) propriété : ils passent au-dessus d'un territoire donné à une heure locale (il s'agit de l'heure solaire et non de l'heure légale de nos montres) qui reste sensiblement la même, à une quinzaine de minutes près, tout au long de l'année. Par exemple, les satellites héliosynchrones français SPOT (SPOT 1 - SPOT 2 et SPOT 4) survolent toujours la France vers 10 heures (cette valeur a été choisie par les concepteurs du système SPOT en fonction des conditions d'éclairement désirées et des applications prévues) (dans le sens descendant du Nord vers le Sud) et vers 22 heures (dans le sens ascendant, du Sud vers le Nord).

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Commentaires (13)

1. POLIUS 17/02/2005

JE veux voir d'autre image

2. Amehou constant 09/03/2005

je veux que vous m'envoyer vos photos par internet.merci à vous .Message envoyer depuis SAVALOU .

3. jh 15/04/2005

hgfjhgf

4. Karine JOVIAL 11/05/2005

Il serait intéressant d'aborder aussi l'impact du spatial (socialement, urbanistiquement et économiquement) sur Kourou et la Guyane en général.

5. Kévin 23/11/2005

Merçi pour vos informations Mais je me demandesila photo présente est bien prise à Kourou car j'habte moi même à Kourou
Bref j'invite les personnes à venir les fusées décollées car c'est magnifique surtout le soir.

6. Kévin 23/11/2005

Oh les fautes!!!!

7. GENTY 03/01/2006

je vous prie de m'envoyer votre adresse par email pour un exposer sur Ariane 5.Merci
p.s.:merci d'avance , mon email pierrealaingenty@yahoo.fr.J'espere voir au moins une fois dans ma vie un lancement d'une fusée c'est tellement beau.

8. Sarah 22/02/2006

Un gros bonjour à Anne et Massimo Bellanova

9. Bernard 12/09/2007

Que deviennent les différents étages de la fusée une fois qu'ils ont été largués ? Ils retombent dans l'océan, bien sûr, mais est-ce qu'on les récupère ? Sont-ils réutilisés ?
Peut-on se procurer un calendrier des prochains tirs ? Si oui, comment ?

10. gg 10/05/2008

QUOI ?

11. nao 22/01/2012

on dirait un gros bloc... je n'ai pas eu envie de lire

12. betonmma (site web) 22/08/2012

thierryperrin.e -monsite.com est mon numéro 1 site maintenant

http://forum.boxingnewsonline.net/viewtopic.php?f=1&t=101

13. Chivot 01/05/2013

Qu'elle est l'importance du CSG pour Ariane?

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