L'histoire du département

L'histoire succinte : L’Histoire de la Guyane a commencé des millénaires avant notre ère à en juger par les découvertes archéologiques effectuées dans ce département ces dernières années (nombreux polissoirs servant à façonner des haches en pierre, gravures rupestres représentant des serpents, grenouilles, personnages …). Les événements historiques sont relatés de manière plus précise à partir de janvier 1500 avec la découverte de la Guyane par Vincent PINSON. En 1624, a débuté la colonisation sur le site actuel de Cayenne. Le XVIIème siècle a été celui de la colonisation proprement dite qui a vu se succéder Français, Espagnols, Anglais et Hollandais, tous animés du même désir de découvrir l’Eldorado. Les Français ne s’installèrent définitivement en Guyane qu’à la fin du XVIIIème siècle, à l’occasion de tentatives de peuplement dont la plus célèbre fut l’expédition de Kourou en 1763. Cependant, l’inadaptation au travail en milieu tropical des colons européens et l’impossibilité d’asservir les Amérindiens, ont conduit à l’introduction de l’esclavage dans la colonie. Plus tard, au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle, l’or et le bagne ont constitué les principales « activités » de la Guyane. Le 14 mars 1946, la Guyane fut érigée en département français ; dès lors, elle a cherché à faire oublier l’image de terre inhospitalière pour devenir une Terre d’Avenir. Cet avenir s’est concrétisé dans les années 1960 par l’installation d’un centre de lancement spatial à Kourou. L'histoire dans le détail : La présence française en Guyane remonte au début du XVIIe siècle. La loi du 19 mars 1946 est venue consacrer cette longue appartenance à la République en conférant à la Guyane le statut de département d'outre-mer : toutes les lois de la République ont donc vocation à s'y appliquer, comme dans les autres départements français - sous réserve des "adaptations" prévues par l'article 73 de la Constitution pour prendre en compte les spécificités locales. Du point de vue de l'organisation administrative et politique, la Guyane ne se distingue donc pas des départements métropolitains. Elle élit deux députés et un sénateur. Depuis les lois de décentralisation des années 1980, elle est devenue, comme la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, une collectivité régionale monodépartementale. On trouve ainsi en Guyane, pour le même territoire, à la fois un Conseil général et un Conseil régional : il en résulte notamment que le Préfet de la Guyane est à la fois Préfet de département, de région et de zone de défense. Enfin, la Guyane compte 22 communes, réparties entre les deux arrondissements de Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni (ancien " territoire de l'Inini "), où se trouve l'unique sous-préfecture du département. La Guyane française s'inscrit dans l'ensemble géographique dit du "plateau des Guyanes", qui s'étend sur environ 1,5 millions de km² au centre-nord du continent latino-américain, à cheval sur le Brésil, le Venezuela, la Guyana (ancienne Guyane britannique, indépendante depuis 1966) et le Surinam (ancienne Guyane néerlandaise, indépendante depuis 1975). Cette situation place le chef-lieu, Cayenne, à 800 km de Belém au Brésil, 1 500 km de Fort-de-France en Martinique, 5 000 km de Rio de Janeiro et de New York, et 7 100 km de Paris. Les pays frontaliers de la Guyane française sont le Brésil (et notamment l'Etat d'Amapa, dont la capitale est la ville de Macapa, et avec lequel la coopération décentralisée se développe) à l'Est et au Sud (700 km de frontières), et le Surinam à l'Ouest (520 km de frontières) ; c'est une convention de 1938 qui a fixé le point de trijonction entre ces pays, en plein cœur de la forêt primaire. Les frontières sont constituées, à l'Est, par le fleuve Oyapock, au Sud, par la chaîne des mythiques "Monts Tumuc Humac" (dont l'altitude ne dépasse pourtant guère les 500 mètres, et dont le sommet constitue la ligne de partage des eaux entre le bassin des fleuves côtiers et celui de l'Amazone), et à l'Ouest par le majestueux fleuve Maroni. Située à quelques degrés de latitude au nord de l'équateur (ce qui a notamment motivé, entre autres facteurs favorables, l'installation du Centre spatial guyanais, "port spatial de l'Europe", à Kourou), la Guyane bénéficie d'un climat de type équatorial, avec des températures presque constantes tout au long de l'année (autour de 28° en moyenne). A la saison sèche (d'août à décembre) succède une saison de pluies abondantes, interrompues par le " petit été de mars ". L'humidité relative moyenne est élevée, variant entre 80 et 90 % selon la saison. Pour autant, ce climat est loin d'être aussi éprouvant qu'on le dit souvent. La plaine côtière (où l'écrasante majorité de la population est concentrée) bénéficie des alizés du secteur Est, que l'architecture créole traditionnelle a su apprivoiser pour ventiler agréablement les habitations (utilisation de volets à claire voie, choix de l'orientation des maisons en fonction du sens du vent dominant,…). Dans l'intérieur, l'omniprésence de la forêt équatoriale, qui ne laisse passer qu'une faible partie des rayons solaires, entretient une certaine fraîcheur (sensible surtout la nuit). Enfin, les cyclones, si redoutés dans la Caraïbe, sont inconnus en Guyane. Les presque 90 000 km² de ce département grand comme le Portugal sont couverts à plus de 90 % par la forêt équatoriale : c'est, avec 7,5 millions d'hectares, la plus grande forêt de l'Union européenne. D'une apparence impénétrable, offrant à l'œil l'image d'un océan vert s'étendant à perte de vue, elle est parcourue par un réseau hydrographique très dense de criques (nom donné localement aux petits cours d'eau), rivières et fleuves, dont les trois plus importants sont, d'Ouest en Est, le Maroni, l'Approuague et l'Oyapock. Seul moyen, en dehors de l'avion, d'accès aux sites isolés, véritables épines dorsales du peuplement humain de l'intérieur (notamment dans le cas du bassin du Maroni), ces cours d'eau ne sont pourtant que difficilement navigables, l'affleurement fréquent des roches du " bouclier guyanais ", passée l'étroite plaine côtière, les hachant de nombreux rapides (localement appelés " sauts ") que seules des pirogues conduites par d'habiles "motoristes" peuvent franchir, et que la venue de la saison sèche rend parfois tout à fait impraticables. Malgré les apparences, cependant, la forêt humide ne constitue pas le seul écosystème de la Guyane. Il faut y ajouter les nombreuses formations de la plaine côtière alluviale, qui forme une bande d'une dizaine de kilomètres en moyenne le long des 350 km de littoral : mangroves, lagunes, marais subcôtiers, savanes, sans compter l'exceptionnelle richesse des fonds marins sur le vaste et peu profond plateau continental, particulièrement propice à la pêche (la crevette étant l'une des principales ressources d'exportation pour la Guyane). Ces différents milieux recèlent un grand nombre d'espèces végétales (plus de 5 500, dont environ un millier d'essences d'arbres, parfois très rares) et animales (700 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, 430 espèces de poissons et 109 espèces d'amphibiens, dont certaines en voie de disparition comme les tortues luths qui viennent pondre sur la plage des Hattes à Awala-Yalimapo, les ibis rouges de l'estuaire du Sinnamary, les grands caïmans noirs des marais de Kaw, ou encore les lamentins). L'ensemble constitue un patrimoine naturel unique au monde. La Guyane, avec 157 274 habitants en 1999 (données du recensement général de la population), apparaît faiblement peuplée compte tenu de sa superficie (la densité moyenne est inférieure à 2 habitants au km², contre 108 en métropole, 248 en Guadeloupe et 339 en Martinique) ; cependant, ce chiffre global masque la réalité de la situation démographique du département. D'une part, en effet, le taux d'accroissement de la population reste le plus élevé de tous les départements français ; entre le recensement de 1990 et celui de 1999, la population a crû à un rythme annuel de 3,6 % (soit un doublement tous les 15 ans). Désormais liée pour l'essentiel (75 %) au solde naturel (excédent des naissances sur les décès), bien que "l' eldorado" guyanais continue de susciter une forte immigration en provenance des pays avoisinants (dont les niveaux de vie sont beaucoup plus faibles), cette dynamique démographique explique l'extrême jeunesse de la population guyanaise (50 % des habitants ont moins de 25 ans). D'autre part, la population est répartie de manière très hétérogène sur le territoire. Elle est concentrée, pour l'essentiel, le long du littoral, avec trois pôles principaux : "l' Île de Cayenne" (communes de Cayenne, Rémire-Montjoly et Matoury), Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni (à la frontière avec le Surinam). Le reste des habitants est installé dans les communes dites "de l'intérieur", le long du Maroni (Apatou, Grand-Santi, Papaïchton, Maripasoula), de l'Oyapock (Saint-Georges-de-l'Oyapock, Camopi), et parfois même en plein cœur de la forêt (Saint-Elie, Saül, au centre géographique du département). Pluriethnisme et multiculturalisme caractérisent cette population jeune et en forte croissance. Les amérindiens ont été les premiers habitants de la Guyane ; ils se répartissent en différentes ethnies, dont certaines très dynamiques démographiquement : peuples de l'intérieur, comme les Wayanas sur le haut Maroni, les Oyampis ou les Emerillons sur le haut Oyapock, et peuples du littoral comme les Arawaks, les Palikours ou les Galibis de la commune d'Awala-Yalimapo à l'embouchure du Maroni. Les noirs marrons (descendants d'esclaves fugitifs de l'ex-Guyane néerlandaise) sont quant à eux majoritairement établis sur le cours inférieur du Maroni (Bonis de Papaïchton, Maripasoula et Apatou, N'djukas de Grand-Santi, Apatou et Saint-Laurent) ainsi que dans certaines communes du littoral (les Saramakas à Kourou, en particulier). Les créoles (guyanais mais aussi antillais) restent quant à eux le groupe numériquement le plus important. Les H'mongs, originaires du Laos et installées à partir de 1977 dans les villages de Cacao et de Javouhey, où ils ont développé une agriculture maraîchère prospère, sont désormais pleinement intégrés à l'ensemble national. Quant aux métropolitains (" métros "), qu'ils soient installés dans le département provisoirement ou à demeure, ils forment un groupe peu homogène (en particulier, il n'y a pas en Guyane de communauté de descendants des premiers colons, comme en Guadeloupe ou en Martinique). A ces différents groupes s'ajoutent des populations immigrées ou françaises d'origine étrangère, qui contribuent à accroître la diversité culturelle et linguistique de la Guyane : Chinois, Haïtiens, Brésiliens, Surinamiens, Guyaniens, Libanais, etc. La Guyane représente dans son environnement régional un pôle de prospérité très attractif, caractérisé par un niveau de vie sans commune mesure avec celui des pays avoisinants. Elle bénéficie à plein, pour valoriser ses atouts, de la solidarité nationale et communautaire, notamment via le dispositif du contrat de plan Etat-Région (CPER) et du document unique de programmation des fonds structurels européens (DOCUP) : par rapport à la période 1994-1999, les fonds programmés par ces deux documents ont plus que doublé, dépassant les 7 milliards de francs pour les 7 années à venir (rapportée au nombre d'habitants, la part "Etat" du financement place la Guyane en tête de toutes les régions françaises). Viendront s'y ajouter les nombreuses incitations prévues par la loi d'orientation pour l'outre-mer. L'importance de l'effort financier consenti par les différents partenaires, au premier rang desquels l'Etat et les collectivités locales, représente pour la Guyane une opportunité sans précédent. Il devrait permettre de remédier progressivement aux faiblesses du tissu économique guyanais, en développant de véritables filières de production à partir des ressources locales (agriculture, bois, pêche,…), en dynamisant un investissement privé encore insuffisant, notamment dans l'industrie, en rééquilibrant un secteur tertiaire marqué par le poids de la fonction publique et du petit commerce par le développement de l'écotourisme ou des services aux entreprises, etc. Cet ensemble de mesures a pour objectif final de rendre la croissance économique guyanaise plus riche en emplois, afin de faire reculer un taux de chômage certes plus faible que dans les autres D.O.M., mais qui s'établissait toujours autour de 22 % en 1999. En outre, la Guyane continue de bénéficier d'incontestables atouts pour son développement économique futur, parmi lesquels le rôle positif pour l'économie locale joué depuis 1968 par le Centre spatial guyanais (C.S.G.), et la présence sur son territoire de très nombreux instituts et organismes de recherche de haut niveau (Institut Pasteur, C.N.R.S., I.R.D., C.I.R.A.D., I.N.R.A.,I.F.R.E.MER , B.R.G.M., etc.), atouts que tendent à valoriser des initiatives comme la toute récente création d'une "technopole de Guyane " orientée vers la promotion des technologies de pointe.

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Commentaires (12)

1. lanou brenda 19/02/2005

je trouve sa trop nul

2. dujardin jean 15/03/2005

très intéressant.
que cette France d'Amérique du Sud se développe au profit de la FRANCOPHONIE

3. mabitte 26/03/2005

votre site ' c'est de la merde

4. josé richard 20/04/2005

sa pu la merde c tro long dbarr

5. Nicolas du 91 09/05/2005

J'ai été en guyane en décembre 99. Très beau. Dormir dans la jungle, voir Ariane V décoller et visiter le bagne des iles du Salut, autant d'expériences inoubliables:-)

6. Ibn Batouta/Marco Polo 04/06/2005

Lanou , tu es aussi nul que Mabitte et la tronche de noeud de Richard. Finalement vous etes des analphabetes sans education
La Guyane c'est un merveilleux pays meurtri par la connerie et la puissance des petits seigneurs locaux adoubes par le j'menfoutisme de nos ignares politologues de l'hexagone.
Il faut rendre un hommage a toutes les ethnies qui vivent en Guyane.

7. un allemand 06/12/2005

c'est trop d'information nonimpotant

8. un allemand 06/12/2005

c'est trop d'information nonimporant

9. un allemand 06/12/2005

c'est trop d'information nonimportant

10. inconnu 07/12/2005

Merci Ibn Batouta/Marco Polo de défendre la Guyane, quant aux autres, arrêtez donc de vous plaindre, un peu de culture ne vous ferai pas de mal!

11. anonyme 18/01/2006

vot site vo po de la shoute

12. Fifou le niçois 10/06/2006

J'aime la guyane, son histoire, son ambiance et je ne suis pas le seul. Merci à tous ceux qui contribuent à la faire découvrir

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